Fin du RTC : « anticiper cette mutation devient urgent » Selon Laurent Marchal, Directeur des Ventes Indirectes et Opérateurs – Keyyo Communications.

12 avril 2019 | Actualité

Comme le GPMSE l’a régulièrement annoncé, le réseau commuté du téléphone (RTC) va progressivement être mis hors service et remplacé par des solutions IP. Cette extinction graduelle du réseau sera menée sur plusieurs années, selon un séquencement géographique par plaques, dès 2023. Keyyo, partenaire du GPMSE depuis de nombreuses années, et à l’écoute des membres du syndicat professionnel, a conçu une offre correspondant aux attentes des adhérents, qui vont devoir entreprendre cette mutation. Laurent Marchal, Directeur des Ventes Indirectes et Opérateurs, revient sur cette solution, lors d’une interview préparée par Patrick Martinez.

 

Face à l’annonce de la fin du programme du réseau téléphonique commuté (RTC), Keyyo propose une solution de remplacement que vous qualifiez de rapide et surtout éprouvée.

“En effet, via notre offre, il est tout à fait possible de connecter les équipements analogiques au réseau IP associé au protocole SIP, sans impacter l’installation déjà mise en place et sans remplacer le matériel analogique. Pour cela, il suffit de brancher l’adaptateur Polycom, que nous proposons à la Box du client, via un câble Ethernet ou une connexion Wifi. Les communications transitent alors via l’accès Internet du client associé au codec G711, qui est le codec actuel de base du réseau téléphonique commuté.

En complément, si le client ne dispose pas d’accès internet, une box 4G Keyyo peut être mise à leur disposition.

Voici plus de dix ans que nous proposons ce type d’adaptation au GPMSE. En réalité, devant la mise en application du dégroupage total et pour pallier toute défaillance, à la demande des adhérents du GPMSE, et tout particulièrement des télésurveilleurs, nous avons développé une offre intégrant cet adaptateur qui transforme le signal analogique en signal SIP. Cette solution, simple et rapide, validée par de nombreux centres de télésurveillance y compris APSAD 3, éprouvée auprès de nombreux acteurs, répond également aux enjeux liés à l’arrêt du RTC. Alors que d’autres opérateurs en sont aujourd’hui encore à la phase de tests.

A la demande du GPMSE, nous avons également mis en place une solution de télésurveillance monitorée, semblable à l’ancien service Transveil, qui permet une supervision en temps réel de la ligne du client ; elle est associée à une alerte mail et/ou sms en cas de coupure internet ou secteur. En complément, le raccordement de la centrale d’alarme sans câblage, à la Box du client, en mode Wifi, est disponible depuis fin 2018.

Et si pour pallier la fin du RTC, plusieurs propositions existent, certaines solutions alternatives n’utilisent pas de numérotation classique, ce qui ne permet plus d’assurer les levées de doute comme l’écoute et la télé-interpellation. Chez Keyyo, nous avons opté pour une offre permettant à nos clients, dont les télésurveilleurs, de continuer à utiliser des numéros standardisés ou des numéros SVA largement utilisés par la profession. En effet, notre volonté est de les accompagner dans cette mutation le plus simplement et efficacement possible, de façon à ce que leur productivité ne soit pas impactée.”

 

D’un point de vue économique, cette offre semble également très avantageuse…

“Si l’on considère que le coût mensuel d’une ligne analogique représente, en moyenne, 20 euros, l’offre alternative que nous proposons à nos clients va leur permettre d’effectuer de belles économies, l’abonnement s’élevant à 7,99 euros par mois.

En outre, notre offre supprime le coût de la mise en relation clients, celui-ci pouvant parfois doubler la facture mensuelle des clients des télésurveilleurs.

Côté Télésurveilleurs, le modèle technique et économique des SVA (numéros spéciaux) est préservé sachant que les solutions alternatives à Keyyo imposeront à la profession l’arrêt total des SVA avec les conséquences techniques et financières induites.”

 

Selon vous, cette prise de conscience est vraiment urgente…

“Malgré les nombreuses informations et communications sur ce sujet, il est évident que certains télésurveilleurs n’ont pas encore réellement pris conscience de l’urgence. Je ne peux que constater, malheureusement, qu’ils sont nombreux à ne pas avoir encore entamé les démarches nécessaires. Or, si les dirigeants de ces sociétés ne s’emparent pas du sujet dans les prochains mois, je crains qu’il ne leur soit très difficile de migrer, pour l’ensemble de leurs clients, d’ici 2023.

Je peux vous citer l’exemple de clients avec qui nous avons établi un planning de migrations sur 36 mois à compter de janvier 2019, à l’attention de leurs clients utilisant des lignes analogiques, soit 80% d’entre eux. Sur 35 000 migrations planifiées sur 36 mois, cela représente environ 1000 migrations par mois d’ici 2023 !

Pour ceux qui n’auront pas anticipé l’arrêt du RTC et donc n’auront pu finaliser leur migration avant 2023, le risque de perte de contrats d’abonnés peut être très conséquent voire entraîner des situations dramatiques.

L’analogie avec le passage à la TNT HD en Avril 2016 est représentative de l’enjeu. Ceux qui n’avaient pas anticipé cette évolution technologique, se sont retrouvés le lendemain avec un écran noir …

 

Keyyo soutient le GPMSE dans ses démarches de sensibilisation et d’actions, face aux enjeux liés à l’arrêt du RTC. Je ne peux qu’inciter ses adhérents à nous contacter.”

Pour toute information, vous pouvez vous connecter directement ICI

Rédigé et publié le 12 avril 2019, par Virginie Cadieu

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