Dans son rapport annuel, la Cour des Comptes, après enquête portant sur la place des activités privées de sécurité dans l’exercice des missions de sécurité publique, met en exergue des points d’amélioration à apporter. Jean-Christophe Chwat, Président de GPMSE Fédération, dont une partie des adhérents rentre dans le périmètre du CNAPS*, reconnait que des perfectionnements sont toujours nécessaires, comme les délais de délivrance des titres. Il rappelle néanmoins que la situation liée à ces activités s’est largement embellie, depuis la création du CNAPS, voici seulement six ans et s’étonne du tableau très critique peint par les magistrats. Ces derniers ont-ils tenu compte du fait que les télésurveilleurs font partie de ces activités réglementées ?

 

Certes, ce rapport pointe du doigt certaines insuffisances. Or, si Jean-Christophe Chwat souligne avoir lu, avec grand intérêt, ce document présenté mercredi 7 février 2018, et les recommandations qui ont été stipulées, il souhaite rappeler que le CNAPS est un organe encore jeune, gagnant en maturité, en partie grâce aux organisations professionnelles représentant le secteur de la sécurité privée, dont GPMSE, également membre du collège.

 

La sécurité humaine ne représente pas l’ensemble des activités privées de sécurité  

En outre, si les deux organisations professionnelles représentant la sécurité humaine se sont exprimé, au travers des médias, ces derniers jours, le Président rappelle que GPMSE représente plus de 80% des entreprises exerçant une activité de services de surveillance par des systèmes électroniques de sécurité, en France ; activité réglementée, entrant dans le périmètre du CNAPS. Or, ce rapport ne distinguant pas ces différentes activités, Jean-Christophe Chwat avertit qu’un amalgame pourrait être fait. Ce qui inquiète le Président, ses vice-présidents, ainsi que les représentants de ces activités, engagés dans diverses instances, travaillant bénévolement auprès du CNAPS depuis des années et qui relatent, de leurs côtés, de réelles avancées, grâce aux efforts du CNAPS ; même s’ils sont conscients que des améliorations peuvent toujours être apportées, œuvrant au quotidien en ce sens, auprès du Conseil National des Activités Privées de Sécurité.

 

Les représentants des activités de sécurité privée doivent être associés à la réflexion qui va être menée…

Concernant les règles de gouvernance, considérées comme « peu favorables à la maîtrise par l’État de la régulation des activités privées de sécurité », étant donné la contribution directe des représentants des professionnels à « la régulation de leur secteur d’activité », le Président de GPMSE Fédération attire l’attention sur la nécessité de cette représentativité. Le siège de GPMSE au collège du CNAPS, depuis sa création, ainsi que la présence de représentants de sociétés de télésurveillance dans les différentes instances décisionnaires, dont les Commissions locales d’agrément et de contrôle (CLAC), ont permis une meilleure connaissance du secteur et un encadrement bénéfique de cette activité. Ainsi, si une réflexion sur la composition du collège et son format doit être menée, il apparait nécessaire que les représentants des activités concernées y soient associés. En outre, GPMSE confirme être favorable à la mise en place d’une carte professionnelle sécurisée, pour exercer une activité privée de sécurité, dans l’objectif de toujours mieux lutter contre la fraude.

 

 

La Délégation aux Coopérations de Sécurité : reconnue et régulièrement consultée par GPMSE

A propos de la DCS, qui « peinerait à jouer un rôle de coordonnateur dès lors que d’autres acteurs institutionnels disposent d’une forte légitimité sur les questions de sécurité », le CNAPS étant devenu, selon le rapport, « de facto l’interlocuteur privilégié des sociétés privées de sécurité, concurrençant fortement la DCS », Jean-Christophe Chwat assure que GPMSE a un autre regard, la DCS étant régulièrement consultée par les différents présidents et le Délégué aux coopérations de sécurité étant considéré comme le véritable pilote de la coopération des acteurs de la sécurité. Le CNAPS étant bien reconnu en tant qu’organe de contrôle et de régulation.

 

Moraliser la profession : indispensable, même pour les activités d’installateurs

Au sujet de la moralité de la profession, le Président GPMSE Fédération estime que les manquements notés dans ce rapport ne concernent pas vraiment l’activité de surveillance par des systèmes électroniques de sécurité. Il souligne que la logique d’exigence de moralité et de professionnalisme est indispensable et qu’elle a toujours été la priorité des représentants siégeant au collège ou dans les CLAC. Et de rappeler, à cette occasion, que, depuis plusieurs années, GPMSE souhaite également faire réglementer les activités d’installateur, au même titre que les télésurveilleurs.

 

 

*80% des entreprises exerçant une activité de services de surveillance par des systèmes électroniques de sécurité, en France, sont adhérentes de GPMSE 

 

Communiqué GPMSE Fédération – rédigé le 09/02/2018 – Virginie Cadieu – virginie.cadieu@gpmse.com – 06 87 92 90 18

 

 

A l’attention des adhérents GPMSE : retrouvez ce rapport (chapitre relatif aux activités privées de sécurité) dans la rubrique « documents et rapports »