Entretien avec Ludovic Grimaldi, Président

Fabricant mondial de technologies de haute performance, OPTEX Security, partenaire du GPMSE, est connu depuis plus de 40 ans pour la précision et la fiabilité de ses systèmes de détection. Lors d’une interview, Ludovic Grimaldi, Président de la filiale française, nous partage son ressenti, dans ce contexte de crise sanitaire. Le Président reste confiant, car la société n’a pas trop souffert de la situation lors du premier confinement, même s’il est bien sûr prudent pour la suite. Sa confiance vient aussi du fait qu’OPTEX Security, toujours dans l’innovation, projette le lancement de nouveaux produits, dont un module destiné aux télésurveilleurs et aux installateurs.

 

« Aujourd’hui les collaborateurs souhaiteraient pouvoir revenir au bureau »

Tout d’abord, Ludovic Grimaldi confirme le fait qu’OPTEX Security a pu apporter à ses collaborateurs les mesures de protection nécessaires, et ce, masques compris, dès le début du confinement : « Notre siège japonais a réagi tout de suite aux annonces françaises, et j’ai eu l’agréable surprise de recevoir, de la part des dirigeants, un lot de masques pour tous les collaborateurs, dès le 3ème jour du confinement. Nous avons été très touchés par ce geste. Il est vrai que la culture japonaise du siège est ancrée dans toutes les filiales d’OPTEX : nous avons tous un bel esprit d’équipe ; chaque lundi se tenait une réunion sanitaire avec les autres filiales du groupe, pendant laquelle nous prenions des nouvelles de chacun. Ce jeudi 30 octobre, j’ai reçu des mails du Japon, du Royaume-Uni, des différentes filiales, nous souhaitant bon courage ».

Dans le cadre du deuxième confinement, nous avons mis en place un système de télétravail : « nous avons la chance d’avoir des locaux très agréables, situés au nord de Lyon, à Villefranche-sur-Saône, facilement accessibles en voiture. Les bureaux sont individuels ; et tout a été conçu pour que le personnel se sente bien. Des distributeurs de gel hydroalcoolique sont disposés dans divers endroits. Les collaborateurs auraient préféré venir travailler, échanger dans les couloirs, tout en respectant les gestes barrière. Néanmoins, nous avons suivi les préconisations ».

 

« L’impact économique du premier confinement a pu être limité, la société reste ouverte »

« Tout comme la société est restée ouverte lors du premier confinement, elle l’est encore aujourd’hui » précise Ludovic Grimaldi, qui ajoute « nous n’avons connu aucune rupture de stock, le siège ayant anticipé cette crise depuis décembre et nous également. Et si un léger ralentissement a été ressenti au mois d’avril, nous ne sommes pas à plaindre. En effet, la partie distribution se porte relativement bien. Nous envisageons un recul du Chiffre d’Affaire entre 5% et 10%. Nous sommes ainsi rassurés pour la suite, même si nous restons très prudents » ; « la baisse d’activité sur novembre et décembre se rattrapera ou non. Liés au BTP, nous allons très vite analyser la tendance. »

 

« OPTEX Security opère un virage 2.0, notamment avec la sortie du produit CHeKT, à destination des télésurveilleurs et des intégrateurs »

La situation complexe actuelle n’empêche pas OPTEX Security de commercialiser un produit qualifié d’exceptionnel par Ludovic Grimaldi : « CHeKT, du nom de la société américaine rachetée par OPTEX, est une solution de surveillance vidéo intelligente, à destination des télésurveilleurs et des intégrateurs. Pour quelques centaines d’euros, l’installation de ce module permet à chaque entreprise, ou particulier, ou propriétaire de commerce, d’obtenir un système de levée de doute vidéo, sans avoir à changer tout le système vidéo. Il suffit d’être en IP. »

Ludovic Grimaldi est ainsi heureux de préciser qu’« OPTEX prend un grand virage, cette année. Jusqu’à présent, nous commercialisions de nombreux dispositifs de détection extérieure. Aujourd’hui nous nous lançons également dans la levée de doute vidéo. En 2021, nous allons proposer toute une gamme de solutions, comme des produits intégrant des caméras, des portails dédiés aux installateurs… »

Et de conclure l’entretien sur une note d’optimisme : « J’attends avec impatience que la vie reprenne son cours, que nous puissions travailler à nouveau dans de bonnes conditions. Nous avons la chance que les projets en cours, et qui ne pourront être réalisés, soient repoussés, et non annulés. J’estime que, dans notre secteur d’activité, même si certaines sociétés ont souffert, nous nous en sortons plutôt bien. En relation avec les autres collègues, il s’avère que nous sommes tous confiants ».

Share This