Le 22 mars dernier, la ville d’Atlanta a été la cible d’un groupe de hackers. Ceux-ci ont été identifiés comme faisant partie du groupe SamSam, un des réseaux de cybercriminels les plus prolifiques. Selon Wired, un magazine américain spécialisé dans les technologies, le rançongiciel de SamSam, particulièrement avancé, se propage en exploitant les vulnérabilités ou devinant les mots de passe faibles des systèmes qui ne sont pas ou mal protégés par un pare-feu. Une fois cette étape franchie, il prend le contrôle du reste du réseau.

Ainsi, le tribunal municipal d’Atlanta est incapable d’émettre des mandats d’arrêt. Les policiers sont obligés de rédiger leurs rapports à la main. Selon Reuters, la police a perdu l’accès à certaines bases de données d’enquêtes. En effet, cette attaque aurait effacé une partie des archives de la police de la ville ; ce qui pourrait compromettre certaines affaires en cours et a déjà empêché un enquêteur de produire un élément de preuve capital lors d’une audience.

Cette attaque aurait également mis hors de service des caméras de surveillance de la ville, selon SC Magazine ;  ce qui aurait entraîné des doutes sur la possibilité pour les forces de l’ordre de la ville de mener à leur terme certaines enquêtes, notamment celles impliquant des conducteurs de véhicule sous l’emprise d’alcool ou stupéfiants.

Publié le 7 juin 2018 par Virginie Cadieu

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