Suite aux mesures prises par le gouvernement pour lutter contre cette pandémie, de nombreuses entreprises se voient contraintes de cesser leur activité. Des milliers de sites sont aujourd’hui fermés et, plus que jamais, vulnérables. Une surveillance accrue devient donc nécessaire.  Comment gérer, au mieux, cette prévention et cette sécurité, dans ce contexte particulier ? Quels sont les enjeux actuels, les attentes ? Agostino de Almeida, Directeur Général de DERICHEBOURG Technologies, adhérent du GPMSE, lors d’une interview, a accepté de répondre à ces différentes questions.
La sécurité électronique : une adaptation plus aisée dans ce contexte particulier

Suite aux différentes mesures annoncées par le  gouvernement, pour combattre le Coronavirus, Agostino de Almeida déclare « en tant qu’acteur de la sécurité électronique, il nous est plus facile de faire face à la crise actuelle et de nous adapter, l’interaction homme-machine étant notre quotidien. En outre, notre métier est de gérer la protection et la surveillance des sites, à distance. » De ce fait, le principal enjeu rencontré par DERICHEBOURG Technologies, en cette période de crise sanitaire, est de répondre, le plus rapidement possible, à l’accroît des demandes, de la part de ses clients. Ce, de façon à leur « offrir une prestation de sécurité, via une télésurveillance ou télévidéosurveillance, H24, et répondre aux sollicitations de nouvelles prestations », en sus du traitement classique des alarmes.

« Sur 1 000 clients (représentant environ 6 000 sites, NDLR), 45% d’entre eux nous demandent de passer en surveillance H24. Ainsi, j’observe une réelle prise de conscience de la part de nos clients quant à l’importance de la prestation de télévidéosurveillance, et des services annexes, pour protéger et sécuriser efficacement leurs sites, aujourd’hui fermés et donc vulnérables », précise le Directeur général de DERICHEBOURG Technologies, rappelant que, en sus des solutions de télésurveillance dédiées à la protection de l’intégrité des zones de confinement, des locaux vacants voire des zones interdites d’accès, sa station centrale de télésurveillance propose la mise en place d’une hotline opérationnelle 24h/24, dédiée à chaque type de situation (urgence, information, etc.)

Face à cette crise, des dispositifs de sécurité électronique innovants sont plébiscités

« A la demande de nos clients, nous avons mis en place plusieurs dispositifs innovants. Ainsi, nous avons déployé des caméras permettant le relevé de température corporelle, pour toute personne entrant sur le site, dès qu’elle se porte volontaire. Une alerte est alors envoyée à la station centrale, lorsque le seuil de température est dépassé. En aucun cas, nous ne pouvons interdire l’accès au site, mais nous pouvons prévenir le service des ressources humaines, ou un autre service, en fonction de ce qui a été préalablement déterminé avec le client. »

Agostino de Almeida précise alors « la caméra thermique ne permet pas d’identifier la personne. Nous communiquons donc, uniquement, la date et l’horaire du déclenchement de l’alarme. Nous avons pris soin de respecter la réglementation en vigueur, et notamment le RGPD. Au demeurant, nous espérons une évolution des textes juridiques, de façon à pouvoir continuer à offrir ce type de dispositif de protection. »

Et d’ajouter que plusieurs autres services sont également très demandés par de nombreux clients, depuis dix jours. « On nous sollicite énormément pour déployer, en urgence, différents systèmes de détection d’intrusion temporaires et totalement autonomes, mais également diverses applications comme le cyberguarding, la télémaintenance, les rondes vidéo, l’utilisation de nombreux objets connectés… En outre, nous notons un accroissement des demandes de mise en place de la cobotique… »

La sécurité électronique pour une meilleure protection des personnes, en période de crise sanitaire

Présentation3 videoEn cette période de service restreint, la préoccupation de DERICHEBOURG Technologies et celle de ses clients, est de « protéger, au mieux, les personnes qui continuent de travailler, face à cet ennemi invisible », tient à souligner Agostino de Almeida.

Pour cela, des solutions de protection des travailleurs isolés sont actuellement largement déployées « pour toutes celles et ceux qui se retrouvent seuls, aujourd’hui, à protéger des sites désertés ». Un haut niveau de protection de ces acteurs est alors réclamé par leur employeur. « Nombreux sont ceux qui nous demandent un dispositif permettant de détecter la chute ou la perte de verticalité de l’individu. D’autres souhaitent le décèlement de l’absence de mouvement. » Une alerte est alors déclenchée et adressée à l’opérateur de Télésurveillance qui applique les consignes prédéfinies avec le client. En parallèle, un dispositif de relevé de température peut également être mise en place ; ce, à disposition des collaborateurs « acceptant, volontairement, cette démarche. »

Cette mesure de relevé de température est également déployée au sein de la centrale de Télésurveillance, à l’attention des collaborateurs volontaires. « Cela permet de les protéger », affirme Agostino de Almeida, qui ajoute « en outre, parce que la santé de nos salariés est notre priorité, nous avons scrupuleusement respecté les mesures de protection spécifiées par le ministère du travail. » Au-delà de ces mesures édictées par le gouvernement, le directeur général annonce avoir pris la décision, en concertation avec la présidence du groupe, de réquisitionner des véhicules de la société, actuellement non utilisés, pour les mettre à disposition des opérateurs de télésurveillance, de façon à limiter les risques de contamination, en évitant l’utilisation des transports en commun.

Et si quelques collaborateurs ont refusé de venir travailler, pour des raisons personnelles, « 90% des effectifs sont présents », déclare le Directeur général, qui ajoute « malheureusement, du fait de la situation exceptionnelle, nous avons été dans l’incapacité de maintenir le travail pour tous les salariés, les ouvertures de sites et les mises en service étant aujourd’hui interdites. Ainsi, 5% des effectifs sont actuellement en chômage partiel. »

Mais ce que souhaite souligner, tout particulièrement, Agostino de Almeida, c’est le « sens de la nation dont font preuve les collaborateurs.  Nos opérateurs sont investis d’une solidarité nationale, et ils savent qu’ils participent à la sécurité des biens et des personnes en continuant d’exercer leur profession. Je suis particulièrement fier de cet engagement. »

 

Sortir de cette crise sanitaire grandis, plus forts et mieux armés…

De cette période difficile, Agostino de Almeida en est certain, la société en sortira grandie.

Quant à l’évolution du travail, en interne, « suite aux nouvelles mesures, annoncées par le gouvernement, il est désormais possible, pour un opérateur en télésurveillance, de travailler de chez lui, lorsque la situation sanitaire l’y oblige. Malheureusement, cette possibilité n’ayant pas été envisagée, en amont, nous n’avons pas mis en place le télétravail pour nos opérateurs car nous considérons que la prise de poste, à distance, peut entrainer de gros risques, en termes de cybersécurité, si le poste n’a pas été correctement sécurisé, en amont. Nous ne voulons pas prendre ce risque. »« Tout d’abord, nous travaillerons différemment et mieux avec nos clients qui, en cette période particulière, ont pris conscience de l’importance des solutions de prévention et sécurité innovantes, que nous leur proposons. Surveiller un site, à distance, comme si on y était, en minimisant les risques ! »

La cybersécurité, dont les premiers sujets sont abordés dans la certification APSAD P5, est un point que nous allons analyser de près, à l’occasion du déménagement de notre station sur le nouveau site de Créteil, pour une station plus grande et adaptée aux nouvelles prestations de cyberguarding et vidéosurveillance.

Par ailleurs, le Directeur général de DERICHEBOURG Technologies souligne l’importance du rôle joué par le GPMSE Fédération : « lors d’une période de crise, comme celle que nous vivons actuellement, nous constatons, encore plus grandement, la nécessité d’adhérer à une organisation professionnelle comme le GPMSE qui représente l’ensemble des métiers de la sécurité électronique. En effet, nous sommes plus forts, lorsque notre profession est représentée et notre parole portée. Faire partie d’une fédération qui prend en considération nos enjeux et les défend auprès des pouvoirs publics, comme le fait le GPMSE, est très rassurant. Aussi, j’encourage les entreprises à y adhérer. »

Pour conclure, Agostino de Almeida avoue espérer vivement que les pouvoirs publics prennent davantage en compte le rôle joué par la sécurité privée, en cette période de crise « les femmes et hommes qui appartiennent à la sécurité privée participent, quotidiennement, malgré les risques encourus, à la sécurité des personnes et des biens. A travers les syndicats professionnels, nous espérons sincèrement qu’ils soient reconnus et que leur statut soit valorisé. Ils en ont grandement besoin, tout particulièrement en cette période ! »

 

Rédigé et publié le 2 avril 2020 par Virginie Cadieu

 

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Depuis plus de 60 ans, le groupe Derichebourg, groupe familial français, est un acteur majeur, au plan international, des services externalisés aux entreprises et aux collectivités. Son offre est organisée en 2 pôles d’activités complémentaires : Derichebourg environnement, qui représente 1,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 4 600 collaborateurs. Derichebourg multiservices qui représente 858 millions d’euros de chiffre d’affaires et 32 200 collaborateurs. Derichebourg Technologies, une des filiales de Derichebourg multiservices, dirigée par Agostino de Almeida, propose une offre globale de sécurité, couvrant l’ensemble des besoins et contraintes réglementaires de ses clients.

 

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