Face à l’ampleur de la crise sanitaire liée au COVID-19 et aux mesures de confinement, annoncées le 16 mars dernier par le Président de la République, afin de lutter contre cette épidémie, le Gouvernement a transformé, structurellement, le dispositif d’activité partielle. Le Décret N° 2020-325 du 25 mars 2020, qui met en œuvre cette réforme, détaille les évolutions procédurales du dispositif d’activité partielle, les modalités de calcul de l’allocation. Suite à la première enquête menée par le GPMSE, auprès de ses adhérents, portant sur les impacts de cette crise dans le secteur de la sécurité électronique, Luc Jouve, président du GPMSE Installation, a souhaité mener un nouveau sondage portant davantage sur le chômage partiel, dont nous vous dévoilons les résultats. 

100% des adhérents du GPMSE Installation, ayant répondu à la précédente enquête, déclaraient avoir eu recours au chômage partiel. Et pour 80% d’entre eux, cette mesure concerne 70% des salariés.

« Les installations étant quasiment à l’arrêt, seules les urgences sont maintenues. Aussi, très attentif aux répercussions sociales et économiques que cette crise sanitaire va entraîner, j’ai souhaité mener un deuxième sondage, auprès de nos adhérents, pour m’assurer du bon déroulé des procédures », informe Luc Jouve.

Ainsi, il apparaît que pour 77% des adhérents ayant adressé des demandes d’activités partielles à la Direccte, en date du 17 avril (période à laquelle a été réalisé ce sondage, NDLR), en utilisant un portail en ligne, plus de 80% avaient obtenu une réponse. 30% d’entre eux l’ont reçue sous 48 heures. Or, il s’avère que l’administration croule sous les demandes. « Certains de nos adhérents ont dû patienter plus longtemps, parfois jusqu’à deux semaines, pour obtenir une réponse. Le 18 avril, ils étaient 80% à ne pas avoir obtenu de remboursement de l’activité partielle de Mars. Je reste donc très attentif aux réponses qui seront apportées, dans des délais, nous l’espérons, assez raisonnables, même si nous comprenons la complexité de cette gestion, par les Direccte », souligne Luc Jouve.

Enfin, suite à l’annonce de la prolongation du confinement, 30% des adhérents du GPMSE installation ont confirmé un accroissement du taux d’activité partielle, dans leur société.  « Ce taux peut atteindre plus de 90 % pour près de 40% de nos adhérents. Ce qui est extrêmement préoccupant », conclut Luc Jouve.

Retrouvez le sondage ICI

 Rédigé et publie le 28 avril 2020 par Virginie Cadieu

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