PROTECT FRANCE : après un début d’année très difficile, la sortie d’un nouveau produit en janvier 2021 « Purifog »

Christophe Dessain, Dirigeant de PROTECT FRANCE un des leaders mondiaux de générateurs de brouillard opacifiant et de produits de Marquage Codé, fidèle partenaire du GPMSE Fédération, nous fait part de son ressenti face à la situation sanitaire complètement inédite, qui l’a surpris, sans pour autant lui enlever son élan innovateur. Les perspectives 2021 sont aujourd’hui engagées sous de beaux auspices.

 

« Un deuxième trimestre particulièrement difficile »

Christophe Dessain a fondé PROTECT FRANCE en 2003. Il nous présente, en premier lieu, les conditions d’un début de confinement difficile : « nous avons vécu quelque chose d’exceptionnel, le 16 mars. En 17 années d’exercice, je me suis senti dépourvu, pour la première fois, comme devant un gouffre, une fosse abyssale. Du 16 au 31 mars, nous n’avons reçu aucun bon de commande, pas un seul appel. J’ai toujours tout anticipé ; gérer c’est prévoir. Or, la situation faisait que nous n’avions plus de visibilité. Un nouveau budget « Covid », prévoyant une perte nette de 200K€ sur l’année, fût très vite établi… Notre chiffre d’affaires 2020 sera en baisse de 15%. Nous avons connu une baisse du chiffre d’affaires de 80% au mois d’avril, puis nous avons remonté petit à petit ; le chiffre d’affaires de septembre 2020 correspondait à celui de septembre 2019, également pour octobre, une légère hausse en novembre, à nouveau étale en décembre ».

 

« Prendre soin de nos collaborateurs, de nos clients »

« Pendant cette période, garder la cohésion des équipes, ainsi que la santé physique et morale de tous, ont été ma priorité. Le télétravail a été favorisé, au maximum, hormis certaines personnes demandant impérativement à se rendre au bureau. Ayant commandé, dès février, des masques et du gel hydroalcoolique, nous avions les éléments nécessaires pour nous assurer une totale sécurité. J’ai également fait le maximum pour éviter un long chômage partiel à mes collaborateurs. Je jugeais, en effet, que nous n’étions pas les plus à plaindre, par rapport à d’autres secteurs. Nous avions débuté l’année avec un chiffre d’affaires en croissance de 25%. Je dus néanmoins me résoudre à un chômage partiel à mi-temps, au mois d’avril ; les personnes travaillaient le matin. Les équipes ont pu se retrouver en mai, lors de la préparation et le conditionnement des Kits « PROTECTion » (masque, gel, rubalise et lunettes de protection) offerts à nos clients pour toute commande de générateurs. Tous étaient heureux de se réunir à nouveau.

Bien sûr nous avons aussi suivi nos clients. Nous les avons appelés, en mars et avril, non pas pour vendre, mais pour prendre de leurs nouvelles. Nous les connaissons depuis des années. Parler, échanger était important. Le kit a également été grandement apprécié ; ce, tout particulièrement pour certains de nos clients qui en étaient totalement dépourvus, au départ »

 

« Le Purifog, une brume purifiante et désinfectante à destination des locaux, sortira sur le marché en janvier 2021 »

Ces moments difficiles n’auront pas empêché Christophe Dessain, d’anticiper en se projetant sur un autre marché : celui de la sécurité sanitaire. Pour le dirigeant de PROTECT FRANCE « Il y aura un avant et un après Covid, avec l’émergence de nouveaux marchés. J’attends de pouvoir reprendre mes échanges au sein du GPMSE, si productif. Je pense notamment à certains aspects de la sécurité sanitaire, qui peuvent faire appel à du matériel électronique, pour la télémaintenance et le déclenchement à distance, via l’IP et un Cloud, par exemple. Nos rencontres permettent de toujours mieux orienter nos recherches et notre développement, de dialoguer avec nos clients et autres décideurs pour innover toujours plus et préparer les innovations de demain ».

PROTECT FRANCE est déjà connu pour ses produits dissuasifs de marquage codé (PMC), le générateur de brouillard, non toxique, non létal et ne nécessitant aucun nettoyage, une fois le déclenchement activé. Tous d’une efficacité redoutable contre le vol et contre l’agression : « 98% des sites équipés, comportant la signalétique de dissuasion SmartWater ne subissent plus d’attaque ou de vol ».

Christophe Dessain est alors fier d’annoncer « l’arrivée de notre nouveau produit révolutionnaire : le Purifog, disponible dès janvier 2021. Une brume qui purifie et désinfecte une pièce, dans les moindres recoins, en 15 minutes. Il suffit ensuite de ventiler. Les tests ont été validés par Bureau Veritas. PROTECT FRANCE a signé un partenariat avec un fabricant qui propose le premier thermo spray, la formule BactoPlus : le produit sera utilisé à chaud puis diffusé en brume si fine qu’elle peut se diffuser partout ; derrière une poignée de porte, sous les tables, les chaises… Les micromolécules de la formule sont beaucoup plus fines que les molécules des sprays utilisés actuellement. Purifog intéresse déjà nos clients Grands Comptes, de par son utilisation extrêmement simple ».

 

 

L’Observatoire des Métiers de la Sécurité Privée : parution du Rapport de branches 2020

Interview de Vincent Andrin, Président de l’Observatoire des Métiers,  et Patrick Lanzafame, Président du GPMSE Télésurveillance

 

L’Observatoire des Métiers de la Sécurité Privée publie, chaque année, un Rapport présentant deux Enquêtes de Branches reconnues par la profession : la Prévention-Sécurité et la Sûreté aérienne et aéroportuaire. A l’occasion de la sortie du dix-huitième rapport de l’organe institutionnel, son Président, Vincent Andrin, également adhérent du GPMSE Télésurveillance, nous présente le cadre dans lequel le rapport est établi, ainsi que quelques éléments significatifs, tout particulièrement concernant la partie Prévention-Sécurité.

 

Le rapport de branche Prévention-Sécurité : un vaste état des lieux des entreprises de la sécurité privée

« Créé en 2008 par des organisations professionnelles, l’Observatoire des métiers est un organe institutionnel qui fonctionne dans le cadre du paritarisme avec, pour objectif, la promotion de la sécurité privée ; il donne ainsi un certain nombre d’éléments statistiques, de données, qui doivent aider à une prise de décision sur tout ce qui est emploi et formation, explique Vincent Andrin. Et d’ajouter « nous pouvons être saisis d’autres missions, de la part du CPNFP (Comité Paritaire National pour la formation professionnelle), car tout ce qui peut aider la sécurité privée fait partie de l’Observatoire ».

L’Enquête sur la Prévention-Sécurité détaille ainsi le monde des entreprises de la sécurité privée intervenant dans le domaine de la sécurité, la télésurveillance et l’intervention. Ce rapport de 79 pages présente un positionnement économique, des données sociales pour tous les aspects de la profession.

Quelques chiffres du rapport 2020 sur les données 2019 : 11 976 entreprises, 183 116 salariés, +4500 créations d’emplois (une augmentation de 2.5% de l’effectif salarié de la branche par rapport à 2018), 295 millions d’heures de travail (une augmentation de 5.5% versus 2018).

Ce rapport mentionne un chiffre d’affaires de 7950 millions d’euros pour l’ensemble des entreprises de la profession. Ce dernier aura augmenté de 52% en 10 ans, depuis 2009.

Si la profession a résisté dans son ensemble au premier confinement, des secteurs en ont pâti : l’événementiel, le secteur du retail (l’ensemble des magasins considérés comme non essentiels par le Gouvernement depuis le début de cette crise sanitaire).

 

Vers une évolution des données communiquées dans ce rapport…

L’année prochaine certains éléments de ce rapport évolueront… Quelques nouvelles données apparaîtront, comme celles portant que l’apprentissage, l’événementiel, mais également les technologies, de façon à prendre en compte la sécurité globale.

« Nous faisons en sorte de coller à la réalité, à l’évolution de notre profession. Ce rapport traduit bien cette évolution. En outre, nous appelons de nos vœux la féminisation de la profession (14% de femmes actuellement, pour 86% d’hommes). Nous sommes convaincus de leur valeur ajoutée, et sommes conscients de l’importance de recruter davantage de femmes dans le secteur événementiel, mais également d’autres secteurs d’activité », conclut Vincent Andrin, également Président du Directoire de Sotel.

 

« Je remercie Vincent Andrin pour le travail accompli, déclare Patrick Lanzafame, Président du GPMSE Télésurveillance. Depuis que le GPMSE pilote l’Observatoire des Métiers de la Sécurité Privée, une touche de modernité a été apportée ; cela se traduit notamment par l’intégration de nouveaux métiers et technologies dans ces études. De ce fait, nous pouvons mieux sensibiliser l’ensemble de l’écosystème en réalisant une analyse portant sur la sécurité globale. »

 

Vous pouvez télécharger l’Enquête de branche Prévention Sécurité en cliquant   Ici

VigiCom : vers la mise en place de partenariats avec des installateurs régionaux

Conceptrice des applications VigiCom, solutions électroniques et logicielles dédiées à la sécurité, la sûreté et la prévention, la société Attendance ne cesse de se réinventer. Elle a aujourd’hui ouvert ses produits à la location. Devant ce succès, Attendance, partenaire du GPMSE depuis de nombreuses années, se propose d’entrer en contact avec les sociétés d’installation du groupement professionnel en vue de futurs partenariats, notamment pour deux de ses produits phares liés à la sûreté et à l’événementiel. Yohann Laudier, co-dirigeant de la société, nous en précise les tenants et aboutissants.

 

Une société créée en 2004, fondatrice des solutions Vigicom

Crée en 2004, Yohann Laudier et Jérôme Teuffot ont racheté la société Attendance en 2017. Les produits VigiCom sont universellement reconnus en Europe Francophone et en Afrique de l’Ouest, où la société fait 30% de son chiffre d’affaires.

L’innovation et la satisfaction de ses clients sont les maîtres mot de l’entreprise : « La moitié de nos collaborateurs se consacrent au développement de software et de la technologie dédiée aux solutions que nous proposons. Nous sommes connus pour notre dispositif de Protection du Travailleur Isolé (PTI), nos Systèmes de Protection Individuelle Intelligent (SPII), notre Contrôle des rondes et la Main courante informatisée. Nous avons été précurseurs, voici dix ans, dans la mise à disposition d’une application Web VigiCom® MyMCR pour nos 3 univers : la protection, la sécurité et la sûreté ; nous avons fait fabriquer et avons proposé les premiers portiques de détecteurs de métaux montables et démontables, les scanners à rayons X » présente Yohann Laudier.

 

Une nouveauté 2020 : la mise en location de ses produits

« Aujourd’hui, nous offrons la possibilité de louer nos produits. Nous rencontrons un gros succès concernant la location (mais également la vente) de deux solutions liées à la sûreté et à l’événementiel : les portiques de détection de métaux montables et démontables et les scanners Rayon X.

Nos matériels sont plug & play. L’un de nos collaborateurs est dédié au suivi de notre clientèle. Beaucoup de nos clients souhaitent être accompagnés dans la mise en service du matériel, dans le montage et le démontage, lors de la location de ces produits ; avoir un contrat de maintenance lors de leur vente », précise le co-dirigeant d’Attendance.

Vers des partenariats régionaux…

« Pour 2021, nous souhaitons mettre en place des partenariats régionaux pour nos portiques de détection de métaux et les scanners à rayons X, avec des installateurs. Ce, tant concernant la location, nécessitant l’installation et la désinstallation des produits, que de la vente en proposant le suivi d’un contrat de maintenance. En présentant à nos clients la possibilité de pouvoir joindre une société locale, nous leur assurons professionnalisme, proximité, suivi, accompagnement au plus proche de leurs souhaits. Nous avons déjà mis en œuvre ce principe en Afrique, et cela se passe très bien. »

 

 

Si vous souhaitez devenir partenaire installateur des solutions sûreté de VigiCom, vous pouvez directement contacter Yohann Laudier : y.laudier@attendance.fr

 

 

Azur Soft : continuer à innover, agir ensemble

Entretien avec Marc Vaillant, Président directeur général AZUR SOFT

 En cette période de crise sanitaire inédite, Marc Vaillant, Président directeur général d’Azur Soft, éditeur français de solutions logicielles pour la sécurité et la sûreté, adhérent du GPMSE Télésurveillance depuis 2011, expose la façon dont le groupe gère la situation actuelle et envisage l’avenir.

Azur Soft a décidé, depuis 5 ans, de concilier croissance interne et externe afin d’offrir à ses clients une offre globale constituée de 3 segments : la télésurveillance,  la vidéosurveillance et la télé-assistance (Horus), l’hypervision (Actives) et la prévention des risques au travail (Alfatea). Trois activités convergentes qui permettent aujourd’hui à cette société de proposer une solution de sécurité unifiée baptisée « One AzurSoft ».

Un chiffre d’affaires 2020 semblable à celui de 2019

« Le premier confinement a occasionné un ralentissement aussi sensible que brutal de l’activité. Ce n’est heureusement pas le cas pour le second (en espérant qu’il n’y en ait pas de troisième…). La capacité d’adaptation de nos équipes, la souplesse de notre organisation et notre fonctionnement en mode agile ont permis de réagir rapidement et d’aborder cette deuxième phase sereinement. Nous évoluons dans un univers technologique ; nos clients et nos collaborateurs ont adopté, pour certains, les nouvelles méthodes de travail. En outre, si le siège de la société est à Nice, nous avons aussi des bureaux à Pau, à Millau et en Ile-de-France;  le télétravail se passe bien.

Les commandes ont été relancées grâce au travail efficace mené sur le terrain par notre équipe commerciale et à la réactivité de nos équipes techniques qui ont su proposer des solutions adaptées aux nouvelles demandes et contraintes (conséquences sur nos métiers de la distanciation, traitement et analyse des images, nouvelles alertes, nouveaux protocoles, nouvelles normes de SST, etc.). Par conséquent, en dépit d’un premier semestre ralenti, le chiffre d’affaires 2020 devrait se situer au même niveau que celui de 2019. »

 

Innover, anticiper, échanger et partager… plus que jamais

« Nous savons que l’année 2021 ne va pas être une année facile. La feuille de route est claire : en 2021, plus encore que les années passées, Azur Soft place ses solutions sur l’innovation et la qualité de son service de support et IA (Azur Soft travaille en recherche fondamentale, en étroite collaboration avec l’Inria) au cœur de sa stratégie.

La satisfaction de nos clients est notre priorité ; l’innovation, la créativité, l’adaptabilité et la réactivité (20% du CA est consacré à la R&D) constituant nos principaux atouts. Pour maintenir la qualité et le caractère novateur de nos solutions, nous renforçons actuellement nos équipes techniques par le recrutement d’ingénieurs et de techniciens. Par ailleurs, nous avons mis en place de nouvelles actions de communication à destination de notre réseau (clients, prospects, partenaires, fournisseurs, organisations professionnelles, médias, etc.);  un plan marketing, destiné à soutenir l’action de nos équipes commerciales et à tisser des liens pérennes avec nos partenaires, a été instauré. Enfin, les projets de croissance externe sont toujours d’actualité. »

Le Président directeur général ajoute : « en cette période incertaine, je considère que notre adhésion au GPMSE est plus que jamais essentielle ; il est important que nous puissions réfléchir ensemble, entreprises de la sécurité, au sein de notre écosystème, sur la façon de passer cette période difficile ; envisager peut-être une évolution du modèle, jouer la carte « French tech », encourager les partenariats entre entreprises françaises innovantes… Je suis convaincu que cette approche est bénéfique pour l’ensemble des acteurs de la télésurveillance.

L’année prochaine, dans deux ans, dans cinq ans… nous devrons peut-être  face à une autre crise sanitaire ; nous devons nous y préparer, ensemble. »

Enquêtes sur les certifications Installation et Télésurveillance –

Interview de Luc Jouve, Président du GPMSE Installation et de Patrick Lanzafame, Président du GPMSE Télésurveillance

Suite à un sondage, mené par le GPMSE Fédération auprès de ses adhérents, portant à la fois sur les certifications télésurveillance et installation, l’organisation professionnelle a présenté les résultats au CNPP. Rappelant que le GPMSE siège au Conseil d’Administration et aux Comités particuliers de certification du CNPP, Luc Jouve et Patrick Lanzafame nous livrent une partie des échanges qui s’en sont suivis, avec un éclairage tout particulier sur les certifications installation.

 

Une réunion constructive

Selon Luc Jouve, « les représentants du CNPP et les assureurs, présents lors de cette présentation, ont bien pris note des résultats des enquêtes ; celles-ci traduisant une réelle satisfaction de la part des dirigeants de société de télésurveillance, et une certaine contrariété émanant des adhérents du GPMSE Installation. ».

Patrick Lanzafame précise alors que 90% des adhérents du GPMSE Télésurveillance sont satisfaits des certifications de télésurveillance APSAD R31, celles-ci étant quotidiennement reprises dans les différents appels d’offres. Selon le Président du GPMSE Télésurveillance, les donneurs d’ordres y trouvent « une référence qualité et la reconnaissance d’un professionnel métier en mesure d’assurer la continuité de service. C’est également un atout commercial pour les certifiés. Depuis janvier 2019, la certification intègre également la norme européenne EN 50518. Une certification doit être constamment en évolution. Aussi, je suis, avec le comité particulier que je préside, très attentif  aux remontées directes des certifiés , aux réalités du terrain », ajoute-t-il.

« A contrario, les clients des adhérents du GMPSE Installation n’ont pas connaissance de l’existence des certifications APSAD R81, R82, D83 (1) des installateurs, celles-ci n’étant pas prescrites par les donneurs d’ordre », précise le Président du GPMSE Installation. Et d’ajouter « Nous avons ainsi souhaité souligner cette méconnaissance auprès des clients. Ainsi, seulement 5% des installateurs sont aujourd’hui certifiés. Y souscrivant de manière volontaire, ils sont en mesure d’attendre que les certifications soient « une référence qualité et un atout commercial » de même que pour les certifications de télésurveillance ».

 

Prochaine étape : rencontrer la FFA

Souhaitant ainsi faire connaître le fait qu’il existe des entreprises d’installation certifiées, Luc Jouve ajoute : « notre objectif étant d’offrir au client le choix de son installateur, en toute connaissance de cause, une réunion est en préparation avec la Fédération Française des Assurances (FFA), pour une prise en compte de nos remarques. Nous avons bon espoir que les choses évoluent dans le bons sens ».

 

(1) R81 : détection intrusion, R82 : vidéosurveillance et D83 : contrôles d’accès

 

 

 

Publication du Livre Blanc sur la sécurité intérieure

Entretien avec Jean-Christophe Chwat, Président du GPMSE Fédération

Le ministère de l’Intérieur vient de publier le Livre Blanc sur la sécurité intérieure. Les travaux avaient été lancés en mai 2019, autour de quatre groupes de travail, dont l’un portait sur le continuum de sécurité et un autre sur les évolutions technologies. Le GPMSE avait alors contribué aux réflexions, au mois de mars dernier, en remettant un rapport regroupant 12 préconisations argumentées, assorties de suggestions d’orientations, de mesures et de propositions d’évolutions législatives et réglementaires. Invité à une réunion organisée par le ministère de l’Intérieur, lundi 16 novembre, avec quelques autres représentants de fédérations professionnelles, associations et organisations, pour une présentation du Livre Blanc et le recueil des avis, le président du GPMSE Fédération nous livre son ressenti.
 « Une position plus affirmée de la sécurité privée dans le continuum de sécurité »

Ce Livre Blanc indique qu’il faut « tendre vers une position encore plus affirmée de la sécurité privée dans le continuum de sécurité », l’objectif étant de « ne plus se limiter à une coopération circonstancielle avec les forces de sécurité intérieure mais de faire émerger la sécurité privée comme un acteur à part entière du continuum. » Aussi, pour Jean-Christophe Chwat, ce document est porteur de trois bonnes nouvelles : « tout d’abord, il traite de la sécurité, de façon globale. En outre, le concept de continuum de sécurité, régulièrement relaté, est enfin acté. Par ailleurs, au travers de la reprise des termes « technologies », « innovation », apparaît un réel duo humain et technologies, une avancée particulièrement notable. »

 

 

« Si la profession semble avoir été entendue, nous restons attentifs…. »

Le Président du GPMSE se réjouit de constater que certaines recommandations, adressées aux Préfets Philippe Galli, rapporteur du Groupe 2 sur « Partenariat et continuum de sécurité » et Renaud Vedel, rapporteur du Groupe 4 sur « Les évolutions technologiques, en début d’année, puis reprécisées, lors de l’audition, ont été retenues. Parmi elles, la prise en compte « de la sensibilité particulière de nombreux métiers de la sécurité pour les faire entrer dans le champ du livre VI du code de la sécurité intérieure, relatif à la sécurité privée », dont les installateurs de dispositifs de sécurité. « Nous nous félicitons que le Livre Blanc considère cette nécessité. Nous le réclamons depuis des années, estimant cet enjeu essentiel. Cette acceptation est d’autant plus significative, pour notre profession, que la proposition de Loi relative à la sécurité globale, en cours de discussion au parlement, évoque simplement un rapport d’étape qui devrait être remis dans 18 mois… Cela ne ferait que retarder l’échéance. Or, il est urgent d’agir. »

Quant au sujet de l’encadrement et de la limitation du recours à la sous-traitance de plusieurs niveaux, véritable enjeu pour la sécurité humaine, « je rappelle que le secteur de la sécurité électronique doit en être exclu. En effet, tant en matière d’installation de système de sécurité, que de surveillance à distance (télésurveillance et télé-vidéosurveillance), les acteurs du monde de la sécurité électronique sont, par nature, des intégrateurs de solutions.  Aussi, dès lors que la sous-traitance s’organise autour de prestations globales, intégrées, il n’est pas judicieux d’introduire de restrictions excessives à la sous-traitance. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de prendre en compte notre compétence, en exemptant la sécurité électronique de cette mesure, comme il est évoqué dans ce document. »

 

 

« Un grand pas vers le changement… »

Jean-Christophe Chwat est persuadé que ce Livre Blanc marque un changement notable : « la sécurité privée, dans sa globalité, a eu toute sa place dans la genèse de ce document. Nous avons été écoutés et je veux croire que nous avons été entendus. En outre, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est engagé à utiliser ce document pour initier des réformes. Soulignons que ce texte a été remis au grand public, pratiquement en même temps qu’il fut présenté aux forces de l’état. Vraie preuve de transparence !

Par ailleurs, la réunion que j’ai eu avec le Cabinet du ministre, le 16 novembre, a été l’occasion de longs échanges. Cela prouve la place que prend la sécurité privée dans ce dialogue.

Aujourd’hui, le GPMSE est prêt à accompagner ce mouvement, que nous appelons de nos vœux depuis de nombreuses années. La sécurité privée a besoin de se régénérer, de se réinventer, tout particulièrement à l’aube des grands événements. En effet, nous sommes tous conscients que la technologie doit avoir toute sa place, aux côtés de la surveillance humaine, pour répondre aux besoins et pallier le manque d’effectif, à l’horizon de 2023 et de 2024. C’est dans ce contexte que nous suivrons avec grand intérêt les actions à venir, en lien avec le contenu de ce Livre Blanc. Nous continuerons d’apporter notre contribution pour signifier l’importance de la prise en compte de la sécurité électronique. »